Des droits d'usage qui survivent à la campagne
La norme devrait être : la marque utilise votre contenu pour la campagne, pendant une durée définie. Méfiez-vous des cessions perpétuelles, tous médias ou mondiales, qui laissent la marque diffuser votre visage en publicité payée longtemps après que le cachet est dépensé.
À demander : Demandez de limiter l'usage à une durée définie (par exemple 3 à 6 mois) et à l'usage organique uniquement, avec la publicité payée et le whitelisting tarifés à part.
Le whitelisting enfoui dans la cession
Le whitelisting permet à la marque de diffuser des publicités via votre compte. C'est bien plus précieux qu'une publication organique et c'est souvent plié dans la clause d'usage sans supplément. Si la marque peut dépenser de la publicité contre votre compte, c'est un produit distinct que vous vendez.
À demander : Demandez de tarifer le whitelisting et l'amplification payée en options, avec un plafond de dépense ou de durée.
Une exclusivité large qui bloque d'autres revenus
Les clauses d'exclusivité peuvent vous interdire toute marque concurrente, parfois des mois, dans une catégorie définie si largement qu'elle bloque la plupart de vos contrats potentiels. Une exclusivité longue et large pour le cachet d'une seule publication est un mauvais échange.
À demander : Demandez de resserrer la catégorie aux concurrents directs et de garder l'exclusivité la plus courte possible, ou d'être payé à part pour elle.
Validations, retouches et indemnités d'annulation
Méfiez-vous des retouches illimitées, des droits de validation qui laissent la marque s'asseoir sur le contenu indéfiniment, ou d'un droit d'annuler le contenu déjà produit, parfois sans cachet. Votre temps et votre calendrier de publication sont le coût ici.
À demander : Demandez un nombre fixe de retouches, une échéance de validation et une indemnité d'annulation qui paie le travail déjà fait.
Délais de paiement et conditions à 90 jours
Les factures de créateurs restent régulièrement impayées 60 à 90 jours, ou dépendent de conditions vagues de mise en ligne ou de performance. Plus le déclencheur du paiement est long et vague, plus la marque utilise gratuitement votre trésorerie.
À demander : Demandez un acompte, un paiement sous 30 jours après publication et aucun paiement lié à des métriques que vous ne contrôlez pas.
Clauses de moralité et d'indemnisation à sens unique
Les clauses de moralité permettent à la marque de résilier ou de récupérer les cachets si vous causez un tort réputationnel, souvent non défini. Couplées à une indemnisation à sens unique, vous portez le risque juridique de toute la campagne, y compris les affirmations de la marque sur son produit.
À demander : Demandez une clause de moralité réciproque, une définition claire de ce qui la déclenche, et une indemnisation limitée à votre propre contenu, pas aux affirmations produit de la marque.